La Prêtresse de la Lune

La Prêtresse de la Lune
bonjour tout le monde ! l'histoire va être racontée par April Leumonier, jeune collégienne de 14 ans. Après, Elizabeth prendra la relève, puis de nouveau April, puis Aline, puis encore April et Yoann, et enfin, on termine par April. Bonne lecture !

si vous voulez me contacter: lapretressedelalune@hotmail.fr

# Posté le lundi 03 septembre 2007 05:11

Modifié le mercredi 21 novembre 2007 05:02

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                                                         I
La Prêtresse de la Lune

I

J'allumais mon ordinateur portable. Je devais absolument terminer ce devoir sur théorème de Je-Sais-Plus-Quoi. Mais j'avais noté son nom sur un WordPad. Ah, le théorème de Thalès.
_Pfff ! Vachement facile ! Bon, alors...
J'allais me mettre au travail quand un bruissement d'aile puissant se fit entendre juste devant ma fenêtre. Je regardais et vit un dragon bleu azur qui me regardais. Vite, j'ouvris la fenêtre. Je savais pertinemment qu'il ne fallait pas laisser les dragons attendre ! Une fois la fenêtre ouverte, il me dit de la voix grave, habituelle des dragons mâles:
_Avril Leumonier ?
_Euh...Oui, sauf que d'habitude on dit April, Rvenor, tu devrais le savoir depuis le temps ! remarquai-je.
_Je te prie de me pardonner. Mais l'empereur nous envoie pour te chercher. Nous avons une mission pour toi, Prêtresse de la Lune.
_Nous envoie vous chercher ? Je ne vois que toi ! dis-je en cherchant quelque chose d'autre des yeux.
_Il y a ton cheval qui nous attends en bas, Prêtresse de la Lune.
_Oh, arrête de m'appeller comme ça !
_Mais c'est ce que tu es April, sermonna Rvenor, je suis presque obligé de t'appeller comme ça. Je suis moins gradé que toi je dois t'obéir.
_Eh bien, je t'ordonne de m'appeller April et c'est tout !
Le dragon azur souffla un nuage de fumée. Cela signifiait qu'il riait mais aussi qu'il était agacé, au choix.
_Monte sur mon dos, April.
Avec son ton sans réplique, je n'avais pas d'autres solutions ! J'étais déjà montée sur un tapis volant en furie, j'avais combattu des trolls, j'avais même séché une heure de cours pour leurs missions à la noix mais par contre, jamais je n'étais montée sur un dragon ! Il eut un mouvement d'impatience. Je me dépêchais alors de grimper sur son dos. Il s'apprêtait à s'envoler quand je me souvins d'un truc.
_Attends, lui lançais-je, je dois écrire un mot à mes parents je suis toute seule ici donc il faut bien leur dire ou je suis !
_Ne t'inquiète pas, l'empeureur les a appelés sur leurs portables.
_Regain a leurs numéros ? m'étonnai-je
_L'empereur Regain a leur numéros, corrigea le dragon, oui il a tout, il sait tout.
_Ah oui ? fis-je, sarcastique, il peut donc me dire ma prochaine note de maths ?
_Pouvons-nous y aller maintenant, demanda Rvenor, ignorant l'ironie, ou tu vas continuer a dire des âneries ?
Je re-grimpais donc sur le dos de ma..."monture". Je fermais la fenêtre du haut de mon perchoir et Rvenor prit son envol. Je savais très bien monter à cheval donc, je ne criais pas. Il basula en avant et plongea son long cou vers le bas. Quand il fut à un mètre du sol, je sautais en plein vol. J'atteris en souplesse par terre, un peu rudement, certe, mais en souplesse ! Le dragon se posa lourdement et me dit d'une voix furieuse :
_Qu'est-ce qui t'as pris ? Tu aurais pu te tuer !
D'un air faussement contrit, je répondis :
_Mais je suis habituée à ça ! Je m'entrainais sur mon cheval !
Soudain, je remarquais un attroupement autour de quelque chose que je ne voyais pas.
_Pourquoi sont-ils tous là ? demandais-je, interloquée.
_Je crois que c'est pour ton cheval, répondit-il d'un air distrait en se léchant une patte griffue et écailleuse a la manière des chats. Je m'approchais alors du groupe de gens à l'air émerveillé. Je clamais d'une voix forte :
_Vous n'avez donc jamais vu de chev...
Je ne terminais pas ma phrase car j'étais arrivée au beau milieu du cercle. Et ce que je vis me coupa le souffle.

# Posté le lundi 03 septembre 2007 05:19

Modifié le lundi 03 septembre 2007 08:36

II

                                                         II
C'était un cheval, nerveux de savoir tout ces gens autour de lui. Il avait l'encolure arquée, fière. Ses naseaux frémissaient d'impatience de courir sur les plaines. Sa robe était noire, avec des reflets bruns. C'était un pur-sang. Un cheval, magnifique. Il y avait juste cette corne ébène qui était sur son front qui prouvaient que c'était une des douze licornes dans le monde entier. Il n'avait pas de selle, ni de filet, rien du tout. J'avançais vers lui, sachant que tout le monde me regardait. Je tendis la main pour le caresser et il ne broncha pas. J'imposais ma main sur l'encolure et il tourna son regard ambré vers moi.
_Salutation.
Je sursautais. La licorne avait parlé ! J'avais plus de chance que de chance ! Je devais être la plus chanceuse de l'Univers à ce moment même ! Sur les douze licornes, seulement trois parlaient et une seule des trois avait des ailes. S'il n'y avait que douze licornes, c'était tout simplement qu'il n'y avait que des mâles. Sachant qu'il était extrêmement impoli de ne pas répondre a un salut, je fis, timide :
_Euh...Bonjour...
Rvenor s'avança pour me rejoindre et la foule s'écarta, craintive et respectueuse. Il dit :
_Partez tous, nous ne sommes pas au cirque !
Les personnes qui étaient là furent terrifiées par le ton de sa voix et s'enfuirent en courant. Rvenor me dis :
_Tu as beaucoup de chance que l'empeureur Regain t'ai accordé ce privilège de monter et d'avoir pour toi toute seule une licorne parlante.
_Elle est à moi ? Vraiment ?
_Oui, répondit la licorne à sa place, je m'appelle Asfaloth. Et toi, comment t'appelles-tu ?
_April Leumonier.
_Très bien. Monte sur mon dos, April, et commençons à voyager ! Tu sais monter à cheval au moins ? me demanda-t-il en voyant que j'hésitais.
_Oui, affirmais-je, mais et Rvenor ?
_Je crois qu'il est déjà parti, me dit Asfaloth d'une voix douce.
Je sentis alors un courant d'air chaud et me retournais juste à temps pour voir le dragon azur s'envoler. Je le saluais de la main mais il était déjà trop haut pour qu'il puisse me voir. Je grimpais donc sur la licorne ébène qui me dit :
_On dirait que tu as fait ça toute ta vie !
_Merci mais ça ne fait seulement que quatre ans que je fais de l'équitation.
_Tu es donc une vraie cavalière.
Et là, il se passa une chose à laquelle je ne m'attendais vraiment pas. Il étendit des ailes noires, ou plutôt exactement de la même couleur que sa robe. Je faillis en tomber d'étonnement. Ses ailes prirent plus de volume au fur et à mesure qu'elles s'étendaient. Il se mit alors à galoper à une vitesse folle. Je crus un instant qu'il volait mais ses ailes ne bougeaient pas d'un poil. Ou plutôt d'une plume ! Je vis soudain avec une peur panique qu'il y avait une falaise juste devant. Asfaloth s'envola pile au bon moment, prouvant qu'il y était habitué. Mais c'est au moment ou nous tombions dans le vide que je me mise à hurler.

# Posté le lundi 03 septembre 2007 08:36

III

                                                         III
Je tombais, tombais, tombais. Asfaloth trouva alors un courant d'air, et se laissa porter. J'arrêtais de crier pour admirer le paysage vu dans haut.
_Le voyage durera combien de temps ? demandais-je à Asfaloth.
_ Trois heures.
_Tant que ça ? Sachant qu'il est 19h30, dis-je en regardant ma montre, nous arriverons donc à 22h30 !
_Exact. Cela te gêne ? s'enquit-il.
_Non pas du tout mais j'espère que une fois qu'il m'aura donné sa fichue mission, Regain me laissera dormir !
_Bien sûr, me rassura mon unicorne, mais ta mission commencera demain à 8h30 du matin, donc tu n'auras pas trop le temps de dormir.
_Oh lala, râlais-je, moi qui avait du sommeil en retard !
Asfaloth ne répondit pas et se concentra sur la route. Mon regard se perdit dans le vague et je ne pensais absolument à rien pendant des heures et des heures.

# Posté le lundi 03 septembre 2007 08:37

Modifié le mardi 04 septembre 2007 07:14

IV

                                                         IV
Je m'éveillais de ma torpeur au moment ou nous pénétrions dans un espace hors du temps.nous passions du ciel noir d'encre, au firmament bleuté. Je sentais la magie pure dans l'air et frissonnais.
_Nous sommes arrivés, m'annonça Asfaloth.
_Oui.
Il se posa sur une plate forme ou d'autre chevaux volants (mais sans cornes) s'envolaient ou arrivaient, comme nous. Asfaloth galopa encore un bon moment, quand un espèce de palefrenier arriva.
_Bonjour Bob, lui lançais-je, d'habitude, je n'arrive pas comme ça ! C'est nouveau ?
_Comme tu le vois, oui Prêtresse, me répondit-t-il, depuis peu. En fait depuis seulemet trois jours !
_Très bien.
_Le château est encore loin, signala Asfaloth, qui apparemment, n'aimait pas être en reste, tu vas devoir faire le chemin à pied ou à cheval.
_A cheval bien sur !
Je m'apprêtais à remonter sur ma licorne attitrée mais je remarquais qu'elle était déjà partie.
_Non, tu monteras un cheval ordinaire. Asfaloth était avec toi juste pour t'amener ici. Ton vrai cheval est...là .
Un cheval venait d'arriver. C'était une jument en vérité. Exactement de la même couleur qu'Asfaloth. Les ailes et la parole en mois. Et la corne bien sûr. Je l'enfourchais donc. Elle non plus n'avait pas de selle. Mais un filet par contre. Bob me dit :
_Je te laisse tu connais le chemin !
Il se dirigea vers une autre jeune fille qui venait d'arriver, et lui la,ça une plaisanterie, à laquelle elle rit de bon coeur. Quel dragueur celui-la ! Enfin, je talonnais ma monture qui prit le galop. Nous traversions la cour, comme ça, quand je vis un homme, par une des fenêtre, un homme majestueux, un sceptre à la main. C'était l'empereur Regain. Au galop, je traversais l'arche qui pendait sous sa fenêtre. La jument stoppa brusquement. Je dégringolais et tombais sur les fesses. L'empereur était descendu lui même de son trône et il s'approchait de moi. Une jeune fille était derrière lui mais je ne voyais pas son visage. Celui, ridé de Regain, s'approcha de moi, l'air inquiet.
_Vous ne vous êtes pas fait mal, Prêtresse de la Lune ?
_Non, non merci empereur, répondis-je, mais ce ne serait pas de refus si vous m'aidiez à me relever !
Il s'éxecuta, mais enfin, je vis le visage de la fille qui l'accompagnait, et elle avait l'air indignée que je donne un ordre à son empereur. Regain reprit :
_Avril, je te présente...
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase. La fille le coupa et dit :
_Juillet, je suis Juillet. Bonjour Avril !
Et elle me tendis une main fraîche. Je ne la serrais pas mais je murmurais :
_Je m'appelle April mademoiselle Juillet. C'est l'erreur que font tout ceux qui habitent ici. Il mettent un V à la place du P.
La main de "Juillet" retomba le long de son corps et son sourire s'effaça.
_Allons, allons ! fit l'empereur, il ne faut pas se disputer maintenant ! Vous allez devoir vous supporter pendant un bout de temps ! April, elle s'appelle en réalité Elizabeth.
_Eh bien bonjour.
Sa main ne se retendit pas et elle resta là, à me regarder d'un sourire de glace style : "Tu m'ennuies, grouille-toi de partir, j'ai pas demandé à se que tu sois là." Je lui décochais un regard à faire flamber un appartement entier et elle détourna les yeux. J'eu un sourire satisfait. Je n'aime pas qu'on ne détourne pas le regard devant moi. Enfin bon, l'empereur dit d'une voix suave :
_Elizabeth va te montrer ta chambre April, tu seras informée de ta mission demain.
La fille me fit le signe de la suivre. Je la regardais plus attentivement. Elle avait les cheveux d'un noir d'encre, soyeux et fins. Ses yeux étaient bleus clair, comme la mer au lever du soleil. Elle portait, en ceinture autour de la taille, un foulard jaune myosotis. Elle avait aussi, enroulé autour du poignet, un bracelet brésilien, fait apparemment de fils d'or. D'autres fils mais d'argent cette fois, ceignaient son front et partaient courir dans ses cheveux. Je devais en pâlir d'envie. Apparemment, elle avait le même âge que moi, peut-être un ou deux mois de plus. Moi, à bien me regarder, je devais avoir l'air d'une clocharde à coté d'elle. Si je comparais mon jean, tout troué à son pantalon de soie, je devais avoir 0,5 sur 20 et elle 19 ! Si elle mettait son magnifique débardeur blanc crème, avec ses jolis motifs noirs, comparé à mon T-shirt rouge, coupé au niveau des épaules, pour avoir moins chaud, eh ben c'était pas gagné pour faire un coucours de beauté ! Mes propres cheveux, noirs également, étaient tout ébouriffés, sûrement à cause de mon vol, sur le dos d'Asfaloth. En plus de ma course forcée à travers la cour ! Il n'y avait que ma ceinture de cuir qui était en bon état. Mon look de garçon manqué exaspérait parfois (même souvent) mes parents mais il faut faire avec.Nous nous dirigeâmes vers une grande porte en forme d'arche, de couleur brune. Quand nous l'avons passée, un mauvais pressentiment m'étreignait la poitrine.

# Posté le lundi 03 septembre 2007 08:38

Modifié le mardi 04 septembre 2007 07:15