_Salutation.
Je sursautais. La licorne avait parlé ! J'avais plus de chance que de chance ! Je devais être la plus chanceuse de l'Univers à ce moment même ! Sur les douze licornes, seulement trois parlaient et une seule des trois avait des ailes. S'il n'y avait que douze licornes, c'était tout simplement qu'il n'y avait que des mâles. Sachant qu'il était extrêmement impoli de ne pas répondre a un salut, je fis, timide :
_Euh...Bonjour...
Rvenor s'avança pour me rejoindre et la foule s'écarta, craintive et respectueuse. Il dit :
_Partez tous, nous ne sommes pas au cirque !
Les personnes qui étaient là furent terrifiées par le ton de sa voix et s'enfuirent en courant. Rvenor me dis :
_Tu as beaucoup de chance que l'empeureur Regain t'ai accordé ce privilège de monter et d'avoir pour toi toute seule une licorne parlante.
_Elle est à moi ? Vraiment ?
_Oui, répondit la licorne à sa place, je m'appelle Asfaloth. Et toi, comment t'appelles-tu ?
_April Leumonier.
_Très bien. Monte sur mon dos, April, et commençons à voyager ! Tu sais monter à cheval au moins ? me demanda-t-il en voyant que j'hésitais.
_Oui, affirmais-je, mais et Rvenor ?
_Je crois qu'il est déjà parti, me dit Asfaloth d'une voix douce.
Je sentis alors un courant d'air chaud et me retournais juste à temps pour voir le dragon azur s'envoler. Je le saluais de la main mais il était déjà trop haut pour qu'il puisse me voir. Je grimpais donc sur la licorne ébène qui me dit :
_On dirait que tu as fait ça toute ta vie !
_Merci mais ça ne fait seulement que quatre ans que je fais de l'équitation.
_Tu es donc une vraie cavalière.
Et là, il se passa une chose à laquelle je ne m'attendais vraiment pas. Il étendit des ailes noires, ou plutôt exactement de la même couleur que sa robe. Je faillis en tomber d'étonnement. Ses ailes prirent plus de volume au fur et à mesure qu'elles s'étendaient. Il se mit alors à galoper à une vitesse folle. Je crus un instant qu'il volait mais ses ailes ne bougeaient pas d'un poil. Ou plutôt d'une plume ! Je vis soudain avec une peur panique qu'il y avait une falaise juste devant. Asfaloth s'envola pile au bon moment, prouvant qu'il y était habitué. Mais c'est au moment ou nous tombions dans le vide que je me mise à hurler.
