_Nous sommes arrivés, m'annonça Asfaloth.
_Oui.
Il se posa sur une plate forme ou d'autre chevaux volants (mais sans cornes) s'envolaient ou arrivaient, comme nous. Asfaloth galopa encore un bon moment, quand un espèce de palefrenier arriva.
_Bonjour Bob, lui lançais-je, d'habitude, je n'arrive pas comme ça ! C'est nouveau ?
_Comme tu le vois, oui Prêtresse, me répondit-t-il, depuis peu. En fait depuis seulemet trois jours !
_Très bien.
_Le château est encore loin, signala Asfaloth, qui apparemment, n'aimait pas être en reste, tu vas devoir faire le chemin à pied ou à cheval.
_A cheval bien sur !
Je m'apprêtais à remonter sur ma licorne attitrée mais je remarquais qu'elle était déjà partie.
_Non, tu monteras un cheval ordinaire. Asfaloth était avec toi juste pour t'amener ici. Ton vrai cheval est...là .
Un cheval venait d'arriver. C'était une jument en vérité. Exactement de la même couleur qu'Asfaloth. Les ailes et la parole en mois. Et la corne bien sûr. Je l'enfourchais donc. Elle non plus n'avait pas de selle. Mais un filet par contre. Bob me dit :
_Je te laisse tu connais le chemin !
Il se dirigea vers une autre jeune fille qui venait d'arriver, et lui la,ça une plaisanterie, à laquelle elle rit de bon coeur. Quel dragueur celui-la ! Enfin, je talonnais ma monture qui prit le galop. Nous traversions la cour, comme ça, quand je vis un homme, par une des fenêtre, un homme majestueux, un sceptre à la main. C'était l'empereur Regain. Au galop, je traversais l'arche qui pendait sous sa fenêtre. La jument stoppa brusquement. Je dégringolais et tombais sur les fesses. L'empereur était descendu lui même de son trône et il s'approchait de moi. Une jeune fille était derrière lui mais je ne voyais pas son visage. Celui, ridé de Regain, s'approcha de moi, l'air inquiet.
_Vous ne vous êtes pas fait mal, Prêtresse de la Lune ?
_Non, non merci empereur, répondis-je, mais ce ne serait pas de refus si vous m'aidiez à me relever !
Il s'éxecuta, mais enfin, je vis le visage de la fille qui l'accompagnait, et elle avait l'air indignée que je donne un ordre à son empereur. Regain reprit :
_Avril, je te présente...
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase. La fille le coupa et dit :
_Juillet, je suis Juillet. Bonjour Avril !
Et elle me tendis une main fraîche. Je ne la serrais pas mais je murmurais :
_Je m'appelle April mademoiselle Juillet. C'est l'erreur que font tout ceux qui habitent ici. Il mettent un V à la place du P.
La main de "Juillet" retomba le long de son corps et son sourire s'effaça.
_Allons, allons ! fit l'empereur, il ne faut pas se disputer maintenant ! Vous allez devoir vous supporter pendant un bout de temps ! April, elle s'appelle en réalité Elizabeth.
_Eh bien bonjour.
Sa main ne se retendit pas et elle resta là, à me regarder d'un sourire de glace style : "Tu m'ennuies, grouille-toi de partir, j'ai pas demandé à se que tu sois là." Je lui décochais un regard à faire flamber un appartement entier et elle détourna les yeux. J'eu un sourire satisfait. Je n'aime pas qu'on ne détourne pas le regard devant moi. Enfin bon, l'empereur dit d'une voix suave :
_Elizabeth va te montrer ta chambre April, tu seras informée de ta mission demain.
La fille me fit le signe de la suivre. Je la regardais plus attentivement. Elle avait les cheveux d'un noir d'encre, soyeux et fins. Ses yeux étaient bleus clair, comme la mer au lever du soleil. Elle portait, en ceinture autour de la taille, un foulard jaune myosotis. Elle avait aussi, enroulé autour du poignet, un bracelet brésilien, fait apparemment de fils d'or. D'autres fils mais d'argent cette fois, ceignaient son front et partaient courir dans ses cheveux. Je devais en pâlir d'envie. Apparemment, elle avait le même âge que moi, peut-être un ou deux mois de plus. Moi, à bien me regarder, je devais avoir l'air d'une clocharde à coté d'elle. Si je comparais mon jean, tout troué à son pantalon de soie, je devais avoir 0,5 sur 20 et elle 19 ! Si elle mettait son magnifique débardeur blanc crème, avec ses jolis motifs noirs, comparé à mon T-shirt rouge, coupé au niveau des épaules, pour avoir moins chaud, eh ben c'était pas gagné pour faire un coucours de beauté ! Mes propres cheveux, noirs également, étaient tout ébouriffés, sûrement à cause de mon vol, sur le dos d'Asfaloth. En plus de ma course forcée à travers la cour ! Il n'y avait que ma ceinture de cuir qui était en bon état. Mon look de garçon manqué exaspérait parfois (même souvent) mes parents mais il faut faire avec.Nous nous dirigeâmes vers une grande porte en forme d'arche, de couleur brune. Quand nous l'avons passée, un mauvais pressentiment m'étreignait la poitrine.